Les 520 étudiants de 1ère année de l'ESC Grenoble ont fait office de « cobaye » pour une session d'examen d'un nouvel ordre : un QCM en ligne avec des questions générées aléatoirement. Un gain de temps considérable pour une fiabilité accrue.
mardi 27 octobre 2009
« Le serveur acceptera-t-il presque 300 connexions simultanées ? Les étudiants peuvent ils tous se connecter ? Comment transmettre les informations de connexion ? Comment ouvrir et fermer le QCM à heures fixes ? » Il s'agissait de quelques uns des détails de première importance à régler pour cet examen de l'ère du numérique. Et c'est dans l'auditorium de Grenoble Ecole de Management que la réponse à été donnée courant 2009. Au cours de l'après-midi, les premières années de l'ESC Grenoble ont passé leur examen de gestion de projets en deux sessions de 260 étudiants. Muni de l'ordinateur portable personnel confié par l'Ecole à chaque début d'année, Ils disposaient d'une courte minute pour répondre à chacune des 40 questions générées aléatoirement par le serveur. L'ordre des réponses étaient également aléatoire selon l'étudiant. « Cela renforce la fiabilité de la correction qui se fait instantanément » explique Helder Matias, Directeur des Systèmes d'Informations à Grenoble Ecole de Management.
Une initiative plus fiable en terme de correction mais qui fait également gagner du temps. En effet, la correction et le calcul des notes est instantanée. En temps normal, corriger 520 copies représente presque une semaine entière de travail. De plus, l'opération représente une économie de papier considérable : un sujet et une copie double par élève en moyenne soit environ 1 560 feuilles de papier en moins.
« Nous réfléchissons aux possibilités offertes par ce système. Il pourrait se développer un peu sur le même principe que l'examen du code pour le permis de conduire. Si l'on crée une base conséquente de questions, l'étudiant pourrait passer des sessions d'entrainement avant de passer l'examen dans le but d'améliorer la partie d'apprentissage. On pourrait aussi envisager un workflow pour évaluation par un enseignant pour les questions qui devraient rester ouvertes. Il serait également possible que l'étudiant ait accès à la correction ou à sa note tout de suite à la fin de l'examen » souligne Helder Matias.
Des méthodes d'avant-garde pour une efficacité prouvée ! Mais que l'on se rassure, l'Ecole n'a pas encore prévue d'étendre ce type d'évaluation.
Anne-Laure Oudinot
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