mercredi 01 août 2001
Développé par UCLA (University of California - Los Angeles), le programme GAP (Global Access Program) permet à des start-ups étrangères d’étudier leur mode d'expansion sur le marché américain. Choisi il y a deux ans pour être son correspondant en France, le Groupe ESC Grenoble avait sélectionné, en juin 2000, 3 start-ups grenobloises pour suivre ce programme de 6 mois. Où en sont-elles aujourd'hui ? Bilan :
Paul Vivant, 26 ans, directeur général de Digimind, société spécialisée dans la veille stratégique : "le programme nous a permis d'avoir une approche concrète du marché américain et a confirmé le potentiel de nos produits. D'ores et déjà, nous avons commencé la prospection et avons installé le premier relais concret aux Etats-Unis via une société de services en veille stratégique : Aurora wdc. Aujourd'hui, Digimind a de belles perspectives devant elle avec des projets de grande envergure"
Christian Hote, directeur de l'agence de Boston pour Polyspace, start-up de l'INRIA développant et commercialisant la gamme de produits PolySpace Verifier : "le programme a été bénéfique à 3 titres. Tout d'abord, nous avons recruté un des étudiants américains du programme au poste de responsable des ventes pour la Côte Ouest et ouvert une agence à Los Angeles ; le programme a également généré beaucoup de "business" aux Etats-Unis grâce aux contacts fournis par les étudiants de UCLA (Boeing, TRW, Sun, Honeywell…) ; enfin notre approche du marché américain est aujourd'hui meilleure avec un ciblage beaucoup plus pointu par rapport à nos choix de développement et de marketing". Polyspace, dont le siège est à Grenoble, a ouvert une agence à Toulouse, Paris, possède un distributeur au Japon, en Allemagne, Angleterre et Inde et a atteint son point d'équilibre avec plusieurs mois d'avance.
Claude Doche, PDG d'Incam Solutions, société qui développe et commercialise des "micro-salles blanches portables" : "le business plan réalisé pendant les six mois du programme est certainement le plus affuté que nous ayons fait au sein de notre société. Il est le fruit d'une collaboration étroite entre les étudiants de UCLA et Incam Solutions, même s'il nous faudra attendre 2002 pour le mettre réellement en pratique. Nous en retirons une expérience très positive même si cette étude était peut-être un peu prématurée pour nous aux vues de la conjoncture économique actuelle et de notre produit très novateur dans le milieu plutôt conservateur des semiconducteurs.